La conception intégrée : une innovation en ingénierie du bâtiment durable

Aujourd’hui, en alliant les principes de conception intégrée à la modélisation des données d’un bâtiment (BIM), on réussit à optimiser la gestion des ressources et la gestion des projets de construction de bâtiment durable. Ce sont là deux innovations en L’ingénierie du bâtiment. Comment la conception intégrée peut-elle améliorer l’efficacité énergétique et réduire les impacts environnementaux des bâtiments? 

Qu’est-ce que la conception intégrée ?

Le guide de Processus de conception intégrée (PCI) du Centre d’études et de recherches pour l’avancement de la construction au Québec (CERACQ) présente le concept de PCI comme une « méthode pour réaliser des bâtiments de haute performance qui contribuent à un cadre bâti durable. Il s’agit d’un processus de collaboration qui couvre le cycle de vie complet (conception, construction, exploitation et occupation d’un bâtiment)».

La conception intégrée pour un virage vers la durabilité des bâtiments

Le génie civil présentent continuellement de nouveaux enjeux d’innovation, d’optimisation des espaces et de développement durable. «En effet, le cycle de vie d’un bâtiment, de la conception à la mise en opération, représente au Canada près de 30 % de la consommation d’énergie, 38 % des émissions de gaz à effet de serre et 40 % des sources de déchets à travers le monde. Ainsi, les besoins de conception de bâtiment écologique sont de plus en plus criants.» (CERACQ, 2015) 

Les villes intelligentes et la mobilité durable influencent la conception des nouvelles constructions comme c'est le cas avec la démarche environnementale des chantiers du Réseau Express Métropolitains (REM). «En outre, 70 % des stations du REM se situent dans des aires de Transit oriented development (TOD) déjà identifiées au PMAD [Plan métropolitain d’aménagement et de développement]. Les autres stations se situent dans des pôles ou grappes économiques identifiés au PMAD.» Ce projet a mis de l’avant des études et réflexions notamment sur l’empreinte écologique, l’impact des chantiers de constructions et d’intégration urbaine.

Les conditions fondamentales de la conception intégrée 

Le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI) a présenté aux Rencontres de génie, un projet de symbiose industrielle, qui s’apparente au conditions fondamentales de la conception intégrée, où la collaboration est le premier facteur de succès. 

En plus de la multidisciplinarité, de l’inclusion et d’une synergie d’équipe, le CTTÉI a intégré des principes d’écologie industrielle : un «ensemble de stratégies inspirées des cycles naturels basées sur le bouclage des flux de matières et d'énergie permettant aux entreprises et organisations d'optimiser l'utilisation des ressources.»

Le projet de symbiose industrielle à Lanaudière a impliqué la participation de : Liveroof Québec, Biopterre, Synergie Santé Environnement, Lanaudière économique et le Centre hospitalier régional de Lanaudière. Ces acteurs ont développé une chaîne de valeur axée sur la réutilisation des matières résiduelles de l’hôpital pour des toits verts. 

Dans un esprit d’économie circulaire et de bâtiment durable, ce cas représente bien le potentiel d’une collaboration industrielle et d’un processus qui intègre une démarche environnementale. La symbiose de ces innovations en construction pourra permettre une meilleure durabilité des projets. 

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