2 générations d’ingénieures, 1 vision

Deux générations d'ingénieures qui partagent une vision commune du métier? C'est ce qui ressort des parcours pourtant bien différents de deux femmes formées en génie à près de trois décennies d'intervalle.

D'une génération à l'autre, les parcours diffèrent

À la fin des années 1980, Sylvie Charles obtient son diplôme en génie chimique et commence une carrière à laquelle se destinait cette fille d'ingénieur. Native de la Montérégie, elle est devenue chef de projet pour une entreprise de renommée mondiale qui fabrique et fournit des produits pour la mobilité des véhicules hors route. L'ingénieure d'expérience gère aussi bien l'introduction d'un caoutchouc innovant que l'optimisation d'une chenille de tracteur. Sans le hasard d'une rencontre, Annie Labelle Lauzon n'aurait pas découvert l'existence du génie géologique dans les années 2000. Ni donc la possibilité de vivre de sa passion pour les roches et les minéraux. L'ingénieure junior spécialisée en hydrogéologie, soit l'étude des eaux souterraines, en est à sa première expérience de travail au sein d'une entreprise granbyenne en environnement qui a voulu la garder au terme de son stage.

Le même attrait des défis

De la faisabilité à l'exécution en passant par la planification, chaque étape de la réalisation d'un projet comporte son lot de défis. Faire face aux imprévus qui retardent la livraison d'un produit ou font augmenter ses coûts est ce qui plaît à Sylvie depuis le siège social de Camso, à Magog. Des défis, il y en a également chez Environnement LCL pour Annie, qui propose toujours des solutions à un besoin d'approvisionnement en eau dans les caractérisations hydrogéologiques qu'elle effectue. Pas de monotonie dans le quotidien de Sylvie : elle peut organiser et animer une réunion d'équipe, préparer de la documentation et s'entretenir en téléconférence avec un fournisseur chinois dans la même journée. Pas plus que pour Annie qui se rend sur le terrain pour vérifier des forages ou qui explique les résultats du dernier essai de pompage à son client ou, encore, qui rédige un rapport d'analyse des données recueillies. La variété des tâches à accomplir est un atout du métier selon ces femmes qui nourrissent une aversion pour la routine et font l'éloge de la polyvalence.

Le rôle déterminant de la communication

Leur bagage technique et scientifique leur paraît indispensable, pour suivre des discussions pointues ou adopter une démarche rigoureuse. Mais il n'est qu'un point de départ à leurs yeux. La place essentielle que tient la communication dans leur métier les a toutes deux (agréablement) surprises. De leurs relations de travail réussies elles tirent d'ailleurs une grande satisfaction : mobilisation et enthousiasme des partenaires autour d'un projet, meilleure compréhension des enjeux et prise de décision éclairée de leurs interlocuteurs.

La possibilité d'évoluer

Être ingénieure permettrait également de continuer à apprendre et d'évoluer dans le temps. Ces deux femmes ambitieuses et déterminées l'ont bien compris. En témoigne le parcours de Sylvie axé d'abord sur le développement de procédés puis sur la gestion d'équipes multidisciplinaires. D'une génération à l'autre, la profession d'ingénieur présente des facettes multiples, et peut-être encore méconnues.
 

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