La magie des stages pour les jeunes diplômés en génie

Les offres d’emplois abondent pour les jeunes diplômés en génie… qui ont de l’expérience. Et la meilleure façon de l’acquérir est de faire des stages pendant ses études, selon Malcolm Boivin, qui a décroché un poste un an avant de finir son baccalauréat.

« Je ne comprends pas pourquoi il n’y a pas plus de stages obligatoires », lance d’emblée le jeune homme de 23 ans qui travaille pour CAE Flight Simulators depuis qu’il a terminé ses études au printemps dernier.

Alors qu’il n’y a qu’un seul stage obligatoire à l’Université Laval, le jeune homme originaire de Saint-Félicien a choisi de réaliser trois stages : un chez Novilco, une petite entreprise manufacturière spécialisée dans les équipements forestiers à Saint-Félicien, un autre chez Arcellor Mittal à Port-Cartier, puis un dernier pour CAE. « Ces expériences m’ont permis de voir ce que j’aimais le plus », dit-il. À l’inverse, ses amis qui se sont contentés du stage obligatoire ont beaucoup plus de difficulté à se trouver de l’emploi.

Le concept est pourtant simple : un stage permet de garnir son curriculum vitae et de prendre de l’expérience en gagnant de l’argent. En testant le marché de l’emploi au sein d’entreprises de différentes envergures, Malcolm a constaté que le travail chez Arcellor Mital ne lui convenait pas, que les possibilités d’avancement dans une PME étaient restreintes et qu’un poste chez CAE le comblait à merveille… du moins pour commencer sa carrière.

En fait, CAE lui a même offert un poste un an avant qu’il termine ses études. « Le stage était déjà une très bonne formation et ils ont jugé que j’étais prêt à tout affronter », note le jeune homme qui a également complété une technique en génie mécanique au Cégep de Jonquière.

Malgré son jeune âge, il se voit déjà confier des tâches importantes, car l’équipe de travail est bien adaptée pour accueillir les nouveaux talents. « La moyenne d’âge est assez jeune et le taux de rotation des postes est d’environ deux ans, ce qui offre plusieurs possibilités d’avancement », ajoute l’ingénieur mécanique.

Assis derrière son simulateur de vol pour faire les tests avant d’envoyer le produit final au client, le jeune homme, qui détient également une License de pilote privé, est pleinement satisfait de son poste en tant qu’ingénieur de test. « Je reste ouvert à autre chose, mais j’aime beaucoup le dynamisme du domaine informatique », conclut Malcolm, qui aimerait bien devenir gestionnaire de projets.

Malcolm Boivin, diplômé en génie de l'université Laval, a décroché un poste un an avant de finir son baccalauréat.

Malcolm Boivin, diplômé en génie de l'université Laval, a décroché un poste un an avant de finir son baccalauréat.

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