5 conseils simples pour l’intégration 4.0 en entreprise

Yves Proteau est co-président d'APN la vitrine 4.0 du Québec. Il a également été conférencier lors des Rencontres de génie, en février 2019, dont la thématique était le virage 4.0. Il nous livre ses conseils pour une intégration 4.0 en entreprise optimale.

Conseil 1 : apprendre

On ne peut malheureusement pas acheter le 4.0, il faut se mettre en mode apprentissage. Il faut lire sur la thématique, apprendre tout ce qu’on peut et ensuite commencer par de petits projets qui seront livrables plus facilement. Le 4.0 est une pluralité. Il s’agit d’un ensemble de tous les systèmes, les machines et les humains. C’est une façon d’intégrer tous ces anciens silos dans un grand système. C’est une nouvelle façon de vivre et une nouvelle façon d’être.

Conseil 2 : changer sa façon de recruter

Lorsqu’on effectue un changement en entreprise, il faut s’assurer d’avoir avec soi des acteurs de changement. Il faut amener à l’organisation des personnes qui vont intégrer le 4.0 et contribuer à changer les habitudes. Ces personnes vont devenir des ambassadeurs. À la vue de ces nouveaux employés et ces nouveaux processus, le reste du personnel n’aura plus le choix que de suivre. Yves Proteau donne l’exemple de chez APN; il raconte, qu’il n’a pas été nécessaire de reclasser les gens. Ceux-ci se sont naturellement habitués et ils ont suivi le mouvement entamé par les autres salariés.

Conseil 3 : Intégrer les hommes et les femmes

Évidemment, l’intégration 4.0 ne peut pas se faire uniquement entre hommes. Yves explique que se passer de la main d’œuvre féminine reviendrait à se passer de la moitié de l’intelligence de la population et donc, de la moitié de ses idées. « Les interactions entre les femmes et les hommes créent beaucoup de richesse dont on ne peut pas se passer. Nous n’avons pas ce luxe et de toute façon, la recette gagnante demande autant de femmes que d’hommes à la table. »

Conseil 4 : s’entourer d’organismes de soutien

Avant, on avait l’habitude d’analyser uniquement le retour sur investissement afin d’évaluer si le projet était bon ou pas. De nos jours, nous devons aller au-delà. Les organismes de soutien doivent apprendre à se parler et à communiquer sur ces nouveaux processus. Les banques, les entreprises et les gouvernements doivent comprendre les enjeux de chacun afin de travailler en équipe. Le 4.0 est l’intégration de tous les systèmes d’une organisation. Il faut également intégrer tous les organismes de soutien autour de l’entreprise.

Conseil 5 : ne pas attendre

Pour les industries aéronautique et automobiles, l’enjeu est majeur à court terme car la compétition est féroce, mais ce sont bien toutes les industries québécoises qui sont impactées en 2019. On pense évidemment au domaine manufacturier, mais pas seulement. Le domaine de l’assurance est également concerné avec l’avènement des jeunes pousses en fintech qui leur font beaucoup de compétition, aux assurances, mais également aux banques. « Mêmes les gouvernements ne peuvent plus ignorer le 4.0 car ils sont eux-mêmes en compétition avec d’autres gouvernements et devront travailler sur leur efficacité opérationnelle afin d’utiliser tous les outils disponibles 4.0 », conclut Yves Proteau.

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