Université Laval : entre multidisciplinarité et réseaux d’affaires

Avec à l’affiche 16 programmes de baccalauréat accrédités par Ingénieurs Canada, dont 12 au sein de sa Faculté des sciences et de génie, l’Université Laval détient le plus grand choix de disciplines en génie au Québec. Portrait.

« Certains de nos programmes, comme le baccalauréat en génie des eaux, très prisé des étudiants et des étudiantes en raison de son volet environnemental, sont uniques au Québec », lance d’entrée de jeu Alain Zaccarin, doyen de la Faculté des sciences et de génie de cette université située dans la Vieille Capitale.

Ce programme, comme plusieurs autres spécialités de génie offertes à l’Université Laval, profite d’une certaine proximité de la faculté avec différents ministères. Des exemples : une subvention de 4 M$ du ministère de la Sécurité publique obtenue en 2020 afin de travailler à minimiser les répercussions des inondations dans les municipalités à risque ou encore un projet en collaboration avec le ministère des Transports en vue de fabriquer un pont en aluminium. Un atout certain pour les quelque 5000 étudiants et étudiantes de premier cycle et les 1200 autres des cycles supérieurs, affirme le doyen.

Miser sur la multidisciplinarité

En vertu de ce vaste choix de disciplines, les spécialistes du génie en devenir peuvent aisément ajuster leur parcours en passant d’un programme à un autre. « Nous donnons la chance à tous ceux et celles qui se découvrent un intérêt pour une autre spécialisation et qui disposent des prérequis », confirme Alain Zaccarin.

La Faculté mise d’ailleurs sur la multidisciplinarité au sein de ses programmes pour encourager ses futurs bacheliers et bachelières à s’investir dans divers projets étudiants. Objectif? Être en contact avec d’autres domaines et développer des compétences transversales, dont des aptitudes relationnelles, la gestion de projet et d’équipes multidisciplinaires ou encore des compétences en communication.

Autre particularité de l’Université Laval : réunir sous un même toit l’expertise de scientifiques et de spécialistes du génie dans des installations à la fine pointe de la technologie dans pas moins de 12 pôles d’excellence.

C’est ce qui a mené l’équipe du professeur Jesse Greener, en chimie, et celle du professeur André Bégin-Drolet, en génie mécanique, en collaboration avec des chercheurs et chercheuses du Département de biochimie, de microbiologie et bio-informatique, à concevoir un outil ayant le potentiel d’offrir une solution portative, rapide et peu coûteuse pour diagnostiquer la COVID-19.

Au cœur de la recherche… et des réseaux d’affaires

La recherche occupe une place de choix à l’Université Laval. À preuve, l’établissement d’enseignement occupe le septième rang des universités subventionnées en recherche au Canada, en plus d’occuper la deuxième position en ce qui a trait aux fonds de recherche en partenariat avec les entreprises.

« Un certain nombre de professeurs et professeures sont sollicités par des entreprises, ce qui nous apporte des projets de recherche ou de consultation, explique André Zaccarin. Ça démontre aussi notre grande proximité avec les entreprises à l’échelle régionale et internationale. »

Ce réseau d’affaires, particulièrement porteur, permet non seulement aux étudiants et étudiantes de parfaire leur formation, mais aussi de se trouver un emploi plus facilement, estime le doyen de la Faculté des sciences et de génie. « Ça fait des employeurs pour nos diplômés et diplômées! » Résultat : un enviable taux de placement de 86 %.

Au diapason de l’industrie, l’Université Laval voit en ce moment un regain de popularité pour ses programmes de génie électrique, de génie logiciel et de génie informatique. Un récent rapport de l’Ordre des ingénieurs du Québec signale en effet que la transition énergétique, l’électrification des transports, la sécurité informatique et le virage numérique risquent fort d’accentuer les besoins de main-d’œuvre dans ces secteurs d’ici 2030. Pas de doute, les finissants et finissantes pourront relever le défi!

 

Photo de couverture: J. Rodier/Université Laval

Abonnez-vous à nos infolettres pour ne rien manquer