Cinq conseils pour recruter des finissants en génie

Entre la théorie et la pratique, il y a parfois tout un monde. Comment les nouvelles recrues vivent-elles leurs premiers pas sur le marché du travail, et comment les convaincre de joindre votre équipe? Deux jeunes professionnels en génie arrivés sur le marché du travail en pleine pandémie partagent leurs aspirations.

Nathanaël Carbonneau et Amanda Hébert viennent tout juste de commencer à travailler. Diplômé en génie des procédés biotechnologiques à l’Université de Sherbrooke, Nathanaël travaille depuis l’automne 2020 chez Entosystem, une entreprise du secteur de l’économie circulaire agricole.

Pour sa part, Amanda a complété un baccalauréat et une maîtrise en génie physique à Polytechnique Montréal. Depuis neuf mois, elle travaille comme analyste énergétique pour le logiciel canadien de gestion d’énergies propres RETScreen Software.

Tous deux se sont bien adaptés à leur nouvelle vie professionnelle. Voici quelques pistes qui ont guidé leur choix vers leur employeur actuel.

Afficher ses couleurs auprès des jeunes diplômés

Comme tout finissant en génie, Nathanaël Carbonneau avait hâte de décrocher son premier emploi. Il a toutefois pris son temps afin d’accepter un poste qui lui convenait vraiment. « J’ai enquêté sur les entreprises par l’entremise de leur site web ou de leur page LinkedIn, entre autres, explique-t-il. Je voulais m’assurer que leurs valeurs correspondaient aux miennes et que les tâches du poste affiché correspondaient à mes compétences. »

Ainsi, pour repêcher de bons candidats, les entreprises gagnent à être présentes sur différentes plateformes numériques. Mettre de l’avant la mission et les valeurs de l’entreprise, ainsi que les compétences et les responsabilités requises pour les divers postes à pourvoir, est une excellente pratique.

Miser sur les compétences non techniques des finissants

Selon Nathanaël Carbonneau, les entreprises ont tout avantage à aider leurs recrues à développer des compétences non techniques, la collaboration et la communication en particulier. « Les professionnels en génie sont souvent appelés à travailler avec des humains, que ce soit leurs collègues ou leurs fournisseurs, rappelle le jeune diplômé. Avoir de bonnes compétences techniques ne suffit pas. »

Comment développer ces compétences ? En participant à certains comités, par exemple. Au-delà de la socialisation, ce genre d’activités permet en outre aux jeunes professionnels de mieux cerner leurs forces.

Engagé dans son association étudiante, puis dans l’organisation d’événements tels que les Jeux du Génie durant ses études, Nathanaël Carbonneau n’en retient que du positif. « Cela m’a entre autres permis de découvrir que j’étais une personne qui aime résoudre des problèmes. »

Même son de cloche du côté d’Amanda Hébert, qui a pour sa part participé au projet Esteban, la voiture solaire de Polytechnique Montréal, durant ses études.

Participer aux activités de réseautage en génie

Le réseau de contacts s’avère très important dans de nombreux secteurs. Le génie n’y fait pas exception. « Les entreprises qui organisent des événements en génie ou des journées de recrutement augmentent grandement leur visibilité auprès des diplômés », croit Nathanaël Carbonneau.

C’est d’ailleurs à l’occasion d’un tel événement qu’il a établi le premier contact avec Entosystem, son employeur actuel.

Offrir des conditions à la hauteur des aspirations des millénariaux

La jeune génération a soif d’emplois qui offrent une certaine flexibilité, révélait un rapport de l’Institut du Québec en 2019.

Cette flexibilité peut prendre de multiples formes en fonction des tâches à accomplir et de la nature du travail. Parmi ces mesures qui font courir les millénariaux, notons les horaires flexibles et variables ou encore les politiques de vacances généreuses.

S’adapter aux défis de la crise sanitaire

Décrocher un emploi est un défi en soi. S’intégrer à sa nouvelle équipe après l’embauche en est un autre… surtout en temps de pandémie ! « En raison de la COVID-19, je n’ai jamais rencontré les gens avec qui je travaille, avoue Amanda Hébert. J’ai donc parfois de la difficulté à savoir qui fait quoi. »

Organiser des rencontres virtuelles est donc plus important que jamais, souligne-t-elle. Chaque membre de l’équipe peut alors se présenter — caméra ouverte — le temps d’expliquer ses fonctions aux nouveaux employés.

Le pot de bienvenue réinventé, quoi !
 


Photo de couverture : ThisIsEngineering | Unsplash

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