La protection électrique ne s’improvise pas

Les dispositifs de protection électrique sur les réseaux électriques sont des éléments qui ne sont ni rentables, ni profitables, et qui ne sont pas nécessaires pour l'opération normale du réseau.. jusqu'à ce qu'un défaut électrique se produise. Cette protection électronique et dispositifs peuvent être inactifs, en attente, pendant 5, 10, 20 ans ou plus sans avoir à fonctionner. Par contre, le jour où ils fonctionnent, ils doivent détecter et éliminer un défaut en l'espace de quelques millisecondes. Si ces protections n'opèrent pas adéquatement en temps voulu, les conséquences sur les équipements, l'opération et même sur la sécurité du personnel peuvent être catastrophique.

Les dispositifs de protection électrique

Il existe une vaste gamme de dispositifs de protection : fusibles, disjoncteurs, relais de protection, etc. La compréhension de leur fonctionnement intrinsèque en cas de défaut, incluant leurs limites, est essentielle pour réaliser des études de protection, coordination et d'analyse d'énergie incidente.

Une mauvaise coordination ou sélectivité entre les niveaux de protection aura un impact sur les opérations. Aucune entreprise ne souhaite perdre son alimentation électrique dans la totalité pour un problème dans un simple moteur. Si cette coordination a été mal évaluée ou encore pire, improvisée, la faiblesse sera détectée uniquement une fois le mal fait.

Le génie électrique et le géniel logiciel : pour une meilleure protection électrique

Lorsqu'un défaut électrique se produit, on parle d'un courant de court-circuit, plusieurs dizaines de fois supérieur au courant habituel. Le temps de réaction des protections dépend de cette valeur de courant. Mais comment sont calculés ces niveaux de courant de défaut ? Quels paramètres influencent ce courant ? Quelle valeur de courant les protections verront-elles ? En combien de temps ce défaut sera éliminé ?

Plusieurs logiciels existent sur le marché pour répondre à ces questions. Ces logiciels ne sont que des outils, ils ne sont pas des professionnels. Comme tous les logiciels de calculs, les résultats dépendent des données que vous entrez. Il faut être en mesure d'y mettre les bonnes valeurs et comprendre leur importance. Les valeurs par défaut des logiciels ne sont pas nécessairement les plus appropriés. De plus, il faut être critique vis-à-vis des résultats. Ce n’est pas parce que le logiciel ne produit pas d’erreurs lors de la simulation que les résultats sont conformes à la réalité.

Comment choisir les dispositifs de protection électrique ?

L'ajustement et la sélection des protections tiennent compte de plusieurs critères :

  • Les protections en aval et en amont
  • Les valeurs de court-circuit maximum ou minimum détectées par les protections
  • Les capacités nominales des conducteurs et des équipements
  • Les charges motrices connectées
  • Le régime de mise à la terre

Dans les dernières années, il s'est ajouté aux critères précédents, la valeur du courant d’arc en cas d'éclat d'arc « arc flash ». Comment peut-on réduire l'énergie incidente à partir des protections existantes ? Une protection bien ajustée permettra de réduire le niveau d'énergie incident en réduisant le temps d'élimination, une protection mal ajustée fera le contraire. Cet ajustement pourrait faire la différence entre avoir un pétard ou une bombe atomique en face de soi. De ces ajustements dépend la sécurité du personnel. Consultez la norme CSA Z462, les règlementations en sécurité électrique telles que Code du bâtiment, le Code de la sécurité du Québec, les règles municipales ++

Optez pour une formation continue sur la protection électronique

Tout compte fait, l'improvisation dans le domaine de la protection électrique n'est jamais une bonne idée. Une formation spécialisée sur la sécurité électrique ou une formation en génie électrique présente de nombreuses opportunités. Le génie électrique est utile dans de nombreux domaines d'activités et des débouchés pour une carrière en électricité du bâtiment.

FORMATION Principes de base de la gestion des risques technologiques

Date : Nov. 12, 2020, 9 a.m.
Durée : 2 heures
Lieu : En ligne

Au cours des dernières années, le Québec a connu une série d’accidents industriels majeurs. Les rapports émis à la suite des enquêtes sur la cause de ces accidents, démontrent dans beaucoup de cas, il existe un certain laxisme au niveau de la mise en application des principes de la gestion des risques technologiques au sein de nombreuses entreprises Québécoises. Tel que stipulé à l’article 2.01 de son code de déontologie, dans tous les aspects de son travail, l'ingénieur doit tenir compte des conséquences de l'exécution de ses travaux sur la vie et la santé des personnes ainsi que sur l'environnement et la propriété. C’est pour cela qu’une bonne connaissance et mise en application des principes de la gestion des risques technologique est primordiale pour rencontrer les exigences de l’article 2.01 du code de déontologie des ingénieurs.

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