Concours IMDD | Projet Sivumuarnik

Finaliste catégorie engagement
Concours IMDD 2019

 

Le décrochage scolaire est un enjeu contemporain très préoccupant pour le Québec. En effet, l’institut du Québec rapportait en mars 2018 que la province est dernière de classe au sein du Canada lorsqu’il est question du taux de diplomation généralement avancé – une métrique mesurant le nombre de jeunes qui obtiennent un diplôme en sept ans [1].

Face à ce constat inquiétant, une graduée en psychologie et maintenant étudiante en génie électrique, Émilie Demers-Morin, a trouvé une solution créative.

 

Motiver les enfants grâce à la robotique

Son secret? Motiver les jeunes enfants de tous les paliers grâce à des ateliers de robotique. La future ingénieure nous explique : « Ç’a commencé en Gaspésie. Avec les deux anciens participants au projet, nous voulions viser les milieux défavorisés loin de la métropole. Ceux-ci ont souvent un seul robot par école, si encore ils ont la chance d’en avoir un. Nous sommes allés rencontrer les écoles primaires de la maternelle 4 ans à la 6e, les écoles secondaires et même le CÉGEP de Matane dans le but de contrer le décrochage scolaire. »

Son projet fait rapidement écho au sein des écoles, qui la sollicitait fréquemment et même jusqu’à Ingénieurs Sans Frontières Québec (ISFQ), qui lui propose de visiter également les élèves habitant sur le territoire des Premières Nations. Elle se donne alors le devoir d’être un modèle pour ces enfants : « Jeune, je n’avais pas de modèle féminin et ça m’a découragé à aller en génie, d’où mon passage par la psychologie. »

 

Une logistique complexe pour le nord canadien

Pour l’occasion, elle désire aller plus loin que la robotique en amenant SONIA, le sous-marin autonome de l’ETS, jusqu’au grand nord canadien! Son équipe et elle auront alors un produit d’ingénierie complexe et fabriqué à 100% par des étudiants à montrer aux élèves. Le défi est double : « D’une part il faut transporter le sous-marin – ce qui coûte de l’argent qu’on n’a pas encore trouvé – jusqu’à la Baie d’Ungava et ensuite avoir un discours adapté aux Premières Nations afin que notre message résonne », nous explique-t-elle.

Les étudiants veulent saisir cette occasion afin de montrer aux jeunes élèves inuits qu’un projet d’ingénierie fait intervenir plusieurs aspects et diverses connaissances : génie électrique, mécanique, logiciel et gestion de projet, en autres.

 

Un manque de formation du personnel enseignant

Un problème récurrent que l’étudiante mentionne est le manque de formation des enseignants vis-à-vis la robotique. Elle précise sa pensée : « On est souvent en mesure d’animer un atelier très simple, comme faire programmer une série de gestes au robot. Cependant, les élèves vont très vite dépasser ce stade et les enseignants ne peuvent alors plus les supporter. »

C’est dans cette optique qu’elle aimerait créer des formations, sous forme de capsules, afin de soutenir le personnel enseignant dans l’enseignement d’ateliers de robotique plus avancée

 

[1] https://www.ledevoir.com/societe/526670/decrochage-scolaire-le-quebec-fait-mauvaise-figure

 

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