Situation des finissants en génie: salaire et motivations

Cette année, l’Enquête sur la rémunération s’est notamment penchée sur la situation des finissants en génie. Un des objectifs de l’étude était de mesurer l’impact de la réalisation d’un stage avant la fin des études sur la rémunération globale des finissants en génie.

Parmi les 4 361 répondants au sondage, 61 % des professionnels ayant obtenu leur diplôme entre 2016 et 2017 avaient effectué un stage d’une durée moyenne de 18 semaines dans le cadre de leur formation (près de 58 % d’entre eux ont effectué un stage qui s’étalait entre 9 à 16 semaines). Pour la totalité d’entre eux, ce stage était rémunéré.

L’ingénierie, le design et la conception, le génie-conseil ainsi que la gestion de projets figuraient parmi les types de stages les plus fréquemment cités par les répondants.

Bien que le salaire moyen de base des finissants en 2017 s’élevait à 54 655 $, un des constats du rapport est que la réalisation d’un stage ne semble pas avoir d’impact significatif sur la rémunération globale du finissant. En effet, alors que les finissants ayant effectué un stage dans le cadre de leurs études touchaient un salaire de base annuel de 54 379 $ ceux n’ayant pas effectué de stage percevaient, pour leur part, 55 096 $ annuellement, une différence qui est statiquement non significative.

Intentions et motivations professionnelles des étudiants en génie

Parallèlement à l’Enquête de rémunération de Genium360, Ingénieurs Canada effectuait en 2016, un sondage auprès de 46 établissements d’enseignement supérieur en génie. 2 222 étudiants ont participé à cette enquête qui visait à comprendre les intentions et motivations des étudiants en génie.

Parmi les intentions invoquées, environ 60 % des étudiants déclaraient vouloir intégrer le marché de l’emploi après l’obtention de leur diplôme. Les autres prévoyaient retarder leur entrée dans la vie active afin de voyager (16 %), ou poursuivre aux cycles supérieurs (13 %).

Par ailleurs, neuf étudiants sur dix prévoyaient poursuivre une carrière dans le domaine du génie alors que 10 % n’avaient pas cette intention en raison principalement de leur intérêt pour d’autres domaines (34 %), d’attentes différentes par rapport à la pratique (13 %) ou d’un désintérêt par rapport à la culture de l’industrie (12 %). Fait intéressant, les étudiants plus âgés (plus de 27 ans) étaient plus nombreux à indiquer vouloir continuer leur carrière en génie comparativement aux plus jeunes (moins de 23 ans).

Finalement, il est à noter que près de 40 % des étudiants déclaraient qu’ils avaient déjà reçu des offres d’emploi dans leur domaine avant même d’obtenir leur diplôme. Si la proportion de finissants qui ont reçu des offres demeure semblable, le nombre moyen d’offres reçues est en hausse par rapport à 2015. Ceux ayant reçu une offre étaient plus susceptibles de trouver du travail que ceux qui n’avaient pas eu recours à des mentors dans le cadre de leur stage. Inversement, ceux n’ayant pas reçu d’offres d’emploi étaient plus susceptibles d’avoir eu recours à des services carrière offerts aux étudiants sur le campus ou à des sites de recherche d’emploi.

Pour plus d’information concernant la situation des finissants en génie, téléchargez le cahier spécial finissants en génie.
 

Cliquez ici pour consulter l’étude auprès des finissants d’Ingénieurs Canada.

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