Zénith : un appareil évolutif pour faire cheminer les utilisateurs vers leurs objectifs

Finaliste catégorie Engagement
Concours IMDD 2017

Grâce à un appareil conçu par huit étudiants de l’Université de Sherbrooke, les gens atteints de sclérose en plaques pourront bientôt réaliser des choses actuellement impossibles.

EN QUOI CONSISTE VOTRE PROJET? / POURQUOI AVEZ-VOUS CHOISI DE VOUS Y ENGAGER?

Dans le cadre d’un projet de fin d’études, nous avons rencontré la direction de l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie, qui nous a fait part de ses besoins. On nous a expliqué que l’activité physique peut contribuer à stopper la progression de la maladie. Toutefois, les gens atteints de sclérose ne peuvent pas soutenir leur propre poids.

Par conséquent, notre groupe de huit étudiants en génie mécanique s’est attelé à la conception d’un appareil permettant d’ajuster l’effet d’allègement corporel perçu par l’utilisateur. Un peu à la manière d’un baby jumper, l’outil repose sur un harnais qui soutient la personne. Puisque l’allègement en question est constant, le patient sera ainsi en mesure de se tenir debout, puis de réapprendre à marcher. De plus, en y recourant périodiquement, il pourra développer sa force et sa mémoire musculaire. De plus, l’appareil se veut évolutif, de manière à faire cheminer les utilisateurs vers leurs objectifs. Ainsi, un individu pourrait percevoir, par exemple, seulement 20% de sa masse corporelle et pourrait donc s’entraîner à la marche sans que l’appareil ne lui impose un patron de marche qui ne serait pas le sien. Selon les enjeux propres à chacun, le pourcentage pourra être modifié et personnalisé.

L’appareil va s’avérer utile pour des personnes atteintes de sclérose à des degrés fort différents, même dans les cas les plus graves. Également, comme il est facile à démonter et à réassembler, l’outil ne sera pas limité à une installation dans des centres de réadaptation. Il pourra ainsi être mis en place dans différents contextes plus stimulants et motivants, par exemple à l’extérieur.

En tout, deux années complètes ont été nécessaires pour remplir le mandat, de la définition des besoins jusqu’à la production d’un prototype en passant par l’élaboration de concepts et d’idées, et la conception détaillée.

QUELS SONT LES IMPACTS (PRÉVUS OU MESURÉS) SUR LES COMMUNAUTÉS AUPRÈS DESQUELLES VOUS VOUS ÊTES ENGAGÉ?

Nous étions déterminés à concevoir une solution qui allait aider la société, pas un simple appareil qui allait tôt ou tard finir par être inutilisé et rangé dans un garage. Plus qu’un trip d’ingénierie, nous désirions apporter un réel progrès, générer quelque chose d’utile. Et nous tenions à ce que notre innovation puisse bénéficier au maximum de gens atteints de la sclérose en plaque, peu importe le stade auquel ils se trouvent. Ainsi, il pourra servir même à des personnes ne pouvant pas se lever de leur chaise roulante ou encore celles incapables d’être assises sans un dossier pour leur soutenir le dos. Le bassin d’utilisateurs est considérable. Selon la Société canadienne de la sclérose en plaques, la prévalence de la maladie au pays, qui était de 4051 cas pour chaque tranche de 100 000 habitants en 2001, pourrait atteindre 4794 cas pour 100 000 Canadiens en 2031. En 2011, l’on comptait au Canada 98 000 personnes aux prises avec les effets invalidants de la sclérose, et l’on s’attend à ce que ce chiffre grimpe à 133 000 en 2031.

QUEL MESSAGE OU CONSEIL AURIEZ-VOUS À TRANSMETTRE POUR INSPIRER VOS PAIRS DU MONDE DU GÉNIE À S’ENGAGER EUX AUSSI?

En tout respect pour nos professeurs, cette année à monter notre projet a été pour nous plus formatrice que tous nos cours réunis. Dans une telle aventure, il est impossible de perdre sa motivation. Non seulement, nous avons appris beaucoup sur l’ingénierie, mais aussi sur nous-mêmes en tant qu’humains et que futurs ingénieurs.

QUELLE A ÉTÉ VOTRE PLUS GRANDE INSPIRATION?

Nous étions animés de ce que j’appellerais un « besoin naïf » d’aider les gens. Quand nous avons commencé à parler de notre projet au principal dirigeant de l’Association de la sclérose en plaques de l’Estrie, nous pouvions voir ses yeux briller, tellement il répondait à ses attentes.

VOTRE PROJET/ENTREPRISE EN UNE PHRASE ?

Huit étudiants de l’Université de Sherbrooke conçoivent le prototype d’un appareil pour aider les gens atteints de la sclérose en plaques à réapprendre à marcher.

 

Par : Alexandre Labrecque

 

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