Optimiser ses pratiques de recherche et développement

La recherche et développement (R et D) est un maillon fondamental de la création de nouvelles entreprises, notamment technologiques, ainsi que de la compétitivité des entreprises existantes.

Dans une économie de l’innovation telle que nous la connaissons aujourd’hui, il apparaît que ce sont les nouvelles idées, plus que les ressources naturelles par exemple, qui se retrouvent au cœur du développement économique. Ce changement vers une économie de l’innovation et de la créativité comporte nécessairement des implications en ce qui concerne la gestion des entreprises, mais également des pratiques et des méthodes de travail en recherche et développement.

Ainsi, la compétitivité des entreprises passe entre autres par la capacité à générer de nouvelles applications, notamment technologiques.

Or, sachant qu’au Québec 92% des emplois sont pourvus par des petites et moyennes entreprises (PME), il est crucial de s’intéresser aux avenues possibles pour stimuler l’innovation par la recherche et développement au sein des PME québécoises.

Partenariats entreprises-universités en recherche et développement

Évidemment, si une entreprise a les moyens (technique, financier, etc.) de faire sa R et D à l’interne, c’est un scénario plausible. Cependant, dans une économie de PME comme celle du Québec, peu d’entreprises ont les moyens de tout faire par eux-mêmes.

Ainsi, il faut trouver d’autres avenues possibles. Les partenariats entreprises-universités en sont une.

Les universités offrent une multitude de partenariats possibles tels que des « services de consultation, des contrats de recherche et développement, la participation à des projets de maîtrise ou de doctorat, des projets sectoriels stratégiques, des projets étudiants » (ÉTS), des « recherches appliquées, des interventions en entreprise ainsi que des formations. » (HEC Montréal) Elles mettent également en place, depuis quelques années, des incubateurs et accélérateurs d’entreprises (ex. Centech, Accélérateur Banque Nationale, etc.) afin de supporter les efforts d’entreprises en démarrage et d’améliorer le transfert technologique et des recherches universitaires vers le marché.

La recherche et développement ne se fait plus de la même façon qu’autrefois et les pratiques varient évidemment d’une entreprise à une autre. Il n’en demeure pas moins que la place de l’université sera centrale, au cours des prochaines années, en matière de recherche et développement.

Optimiser la recherche et développement – intégrer la commercialisation

Également, si on ne veut pas que nos efforts en matière de recherche et développement soient vains, il faut absolument améliorer notre capacité de commercialiser les innovations développées en R et D.

Le phénomène bien connu de « la vallée de la mort » n’est pas encore enrayé au Canada, bien que des organisations travaillent actuellement à régler ce problème récurrent en démarrage d’entreprises et semblent obtenir de très bons résultats jusqu’à présent.

En définitive, les pratiques de recherche et développement doivent être adaptées à la réalité économique du Québec, et les joueurs clés pouvant soutenir les efforts des entreprises québécoises, notamment (mais pas uniquement) les universités, doivent être mobilisés.

Il reste du chemin à faire pour trouver les meilleures pratiques qui puissent nous permettre de développer davantage notre économie. Il s’agit d’un chantier fort intéressant et auquel – réjouissons-nous – les ingénieurs peuvent contribuer de manière substantielle.

 

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