Miser sur l’humain : une formation pour garnir sa boîte à outils en gestion de la performance

Ingrid Kelada, Psychologue organisationelle - gestion de la performanceEn bon gestionnaire, on aspire à bâtir des équipes performantes et à accroître la motivation au travail. Miser sur l'humain peut se révéler une tâche aussi stimulante qu'ardue. Comment faire preuve de flexibilité et d'ouverture tout en exerçant son leadership? Interagit-on de la même façon avec les générations des baby-boomers et des milléniaux? Les équipes mixtes, ça fonctionne? La psychologue organisationnelle Ingrid Kelada apportera des réponses concrètes à ces questions lors de la formation sur la gestion de la performance qu'elle donnera le 9 novembre à Québec et le 12 novembre à Montréal. Nous avons demandé à cette spécialiste du comportement humain de nous éclairer sur sa formation.

Pourquoi des ingénieurs ou des professionnels viendraient-ils se former en gestion de la performance?

«Pour avoir des outils sur tout l'aspect humain en milieu de travail!» résume Ingrid Kelada, psychologue organisationnelle. Cette formation permet de «savoir comment développer le plein potentiel des personnes et des équipes sous sa responsabilité, peu importe les différences et les motivations. Cela implique d'évaluer les compétences individuelles et de personnaliser son approche selon les profils. Pour ma part, j'identifie six catégories d'employés selon une échelle de performance au travail allant de faible à élevée.» explique Mme Kelada.

Se familiariser avec ces 6 approches différentes en gestion de la performance permet au gestionnaire de s’adapter à chaque employé. L’échelle de performance permet ainsi de bien comprendre les synergies d’équipe selon les profils d’employés. Cette méthode favorise l’augmentation de la collaboration de tous et la mobilisation de l’équipe.

La mobilisation des équipes et la gestion de la performance en contexte de diversité

La gestion des équipes, en contexte de diversité intergénérationnelle, homme/femme ou encore interculturelle, nécessite une adaptation du style de gestion. Le gestionnaire a le rôle d’assurer le continuum de l’équité et d’adopter de nouveaux outils pour faciliter la synergie des équipes.

«Les gestionnaires, déjà en exercice ou en devenir, ont donc une belle occasion de s'outiller. C'est une chose d'avoir des connaissances techniques, c'est autre chose d'adopter une posture de leadership positive et basée sur le respect et l'écoute. Les études en génie ne préparent pas nécessairement à comprendre les dynamiques comportementales.»

La productivité d’une équipe dépend d’une gestion de la performance efficace

La formation présente en trois grands blocs :

  1. les étapes à suivre et les pièges à éviter pour développer des équipes performantes;
  2. les divers facteurs de motivation des employés dans l'atteinte des résultats, des conditions salariales à l'équilibre travail-famille-vie personnelle;
  3. la gestion des différences au sein d'une équipe.

Ingrid Kelada, formatrice en gestion de performance, précise «Je traite ces trois sujets en variant les activités et en amenant des exemples concrets, des statistiques, des données issues de recherches scientifiques, etc. Les participants et participantes repartent avec une foule de trucs et de conseils qu'ils pourront appliquer immédiatement dans leur contexte professionnel.»

Des applications concrètes des principes de gestion de performance

Ces outils de gestion de mixité sont axés sur la compréhension des différences notamment sur le plan culturel, générationnel, et en fonction de la personnalité des employés. Les méthodes visent l’obtention de solutions et de résultats concrets tels que l’explique Mme Kelada : «Je pratique une psychologie positive qui est centrée sur les solutions. J'espère amener des gestionnaires à reconnaître l'influence qu'ils et elles peuvent exercer au sein de leur organisation pour gérer les relations professionnelles, pour augmenter la collaboration, pour exploiter tous les talents. Il n'y a pas de mauvais profils, mais une diversité de profils dont on peut favoriser la complémentarité. Il s'agit de voir comme une richesse les différences, par exemple entre hommes et femmes, entre les générations ou entre les cultures.»

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