Génie aéronautique : Raphaël Gariépy, ingénieur en contrôle

Le mois national du génie est l'occasion de présenter toute la richesse des métiers du génie. Raphaël Gariépy, 29 ans, ingénieur en contrôle nous partage son parcours et les réalités de son métier. Gariépy travaille pour GE qui fabrique les moteurs d'avion pour Boeing à Seattle dans l'état de Washington. Son père étant Québécois et sa mère, Américaine, il a la double citoyenneté ce qui lui permet de travailler aux États-Unis.

Le quotidien d'un ingénieur en contrôle aéronautique

La fonction principale du jeune ingénieur est de s'assurer du bon fonctionnement du moteur GE9X de l'avion Boeing 777X. Au quotidien, Raphaël Gariépy et son équipe font des tests sur l'avion de façon sécuritaire, dont la plupart sont effectués en condition de vol.

Le matin, l'équipe des ingénieurs et des pilotes se réunit pour discuter des tests du jour. C'est pendant cette réunion que les critères de sécurité et de vitesses sont abordés et que la procédure est expliquée. Ensuite, l'équipe embarque dans l'avion et effectue un vol dans des espaces aériens non utilisés pour le transport.

« Pendant le vol, on passe chaque étape de test une étape à la fois. Les tests peuvent être spécifiques au maniement de l'avion, comment il tourne, ou concerner plus précisément le moteur pour évaluer sa performance à haute température, par exemple, » explique-t-il.

Une journée type, c'est une réunion le matin, un vol, et une réunion après où l'équipe discute des tests réalisés et des objectifs accomplis ou pas. Puisque les mesures de sécurité sont rigoureuses, Gariépy s'est toujours senti en sécurité dans le cadre de son travail.

Une expérience qui paye

Avant de travailler pour GE, Raphaël Gariépy était ingénieur de contrôle pour Pratt & Whitney à Moses Lake, dans l'état de Washington. Il y travaillait sur l'avion Mitsubishi Regional Jet, qui s'appelle maintenant le SpaceJet en raison de sa grandeur.

C'est grâce à des contacts qu'il avait dans son emploi à Moses Lake que Gariépy a obtenu le poste à GE. « Vu que ce sont deux rôles très similaires, il y a beaucoup d'acquis que je pouvais utiliser, mais il y a des connaissances techniques reliées à chacune des compagnies que j'ai dû réapprendre, » explique-t-il.

Des études qui mènent à une spécialisation en génie aéronautique

Gariépy a su qu'il voulait se spécialiser dans le domaine du génie aéronautique pendant son baccalauréat en génie mécanique à la Polytechnique Montréal. « Je n'y ai pas beaucoup étudié l'aéronautique, mais j'ai fait une spécialisation en système spatiaux et des projets sur l'aéronautique, ce qui m'a fait comprendre que je voulais travailler dans cette industrie, » dit-il.

Il a ensuite complété une maîtrise en génie aérospatial et aéronautique à l'Université de Sherbrooke. « C'est là que j'ai vraiment appris la science du fonctionnement d'un avion, d'un moteur d'avion, et d'une turbine, et ça m'a bien préparé à pouvoir appliquer ces connaissances, » dit-il.

Des conseils pour la prochaine génération

Pour les jeunes ingénieurs qui voudraient suivre les traces de Raphaël Gariépy, il recommande de penser à l'horaire de travail, parce que le projet prend souvent le dessus sur la vie personnelle de l'employé. « Il faut être prêt à faire des tests à n'importe quel moment. Aussi, il faut vraiment bien se préparer pour chacun des tests et garder son calme quand il y a des imprévus qui arrivent, » dit-il.

Un avenir prometteur

Dans le futur, Raphaël Gariépy se voit continuer dans la même lignée, c’est-à-dire travailler sur les moteurs d’avion. « C’est la spécialité que j’ai, et vu que je vois toutes les facettes des moteurs d’avion en test, je me sens prêt à affronter n’importe quel rôle dans le domaine, » explique-t-il. On peut dire que Gariépy a réussi à tirer son épingle du jeu dans l’industrie de l’aéronautique.

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