La gestion des risques technologiques : une discipline de haute importance en ingénierie

N’attendez pas qu’un accident industriel survienne. Munissez-vous et votre entreprise d’une bonne connaissance de la mise en application des principes de la gestion des risques technologiques. Découvrez l’importance de cette discipline en génie.

La gestion des risques technologiques décortiquée

Benoît Giroux est directeur technique en gestion du risque au sein de la firme de génie-conseil Tetra Tech. Il œuvre en gestion du risque technologique depuis plus de 20 ans.

Selon lui, la gestion des risques technologiques se définit par « la discipline qui s'attache à identifier et à traiter méthodologiquement les risques technologiques relatifs aux activités d'une organisation, qu’elle soit privée, publique ou parapublique. Sont exclus les risques financiers, les risques de projets et les risques économiques ».

Quatre types de risque technologique sont dénombrés : le risque industriel, le risque nucléaire, les risques de rupture de barrage et le risque de transport de matières dangereuses.

L'importance de la gestion des risques technologiques en ingénierie

« Lorsque l’ingénieur conçoit quelque chose, que ce soit un pont, un tunnel, un édifice, un processus industriel, ou encore un logiciel, il ne faut pas que l’objet de sa conception vienne créer des dommages à l’humain, à l’environnement ou à la propriété », soutient d’entrée de jeu monsieur Giroux.

Effectivement, selon l’article 2.01 du code de déontologie, l’ingénieur, dans tous les aspects de son travail, doit tenir compte des conséquences de l'exécution de ses travaux sur la vie et la santé des personnes, sur l'environnement et sur la propriété.

C’est pour cette raison que la gestion des risques technologiques s’adresse à tous les types de génie, et qu’elle représente une discipline hautement importance à maîtriser.

La gestion des risques technologiques est d’autant plus essentielle à connaître par les ingénieurs qui sont susceptibles de créer et concevoir des procédés qui ont le potentiel d’être une menace. « L’ingénieur est imputable, ajoute Benoît Giroux. Il est un professionnel. S’il y a une négligence dans son travail, il peut être tenu responsable. »

L’encadrement de la gestion des risques technologiques

« La gestion des risques technologiques est régie par des lois, des règlements, et des normes », certifie monsieur Giroux.

Par lois, on entend la Loi sur la santé et la sécurité du travail (LSST), la Loi sur la sécurité civile, la Loi sur les ingénieurs, etc. Et par règlements, il s’agit du Règlement sur la santé et la sécurité du travail (RSST), du Règlement canadien sur la santé et la sécurité du travail, et plus encore.

Pour faire l’appréciation des risques technologiques, l’ingénieur doit aussi connaître les normes dans son secteur : que ce soit le Code du bâtiment, le Code électrique, etc. L’ingénieur doit donc commencer par connaître les normes de sa discipline en se procurant la documentation appropriée.

Ce n’est pas tout. « Avant l’appréciation de risques, il faut bien connaître le procédé, soit le sujet de notre étude », précise Benoît Giroux. Par exemple, si l’on produit une appréciation de risque sur un procédé chimique, il faut connaître et comprendre les réactions qui vont et peuvent se produire, les produits secondaires qui peuvent surgir, les effets d’une température trop élevée ou de l’humidité… Bref, il est de mise de connaître le procédé à fond.

Approfondissez vos compétences en gestion des risques technologiques

Une bonne connaissance de la mise en application des principes de la gestion des risques technologique est indispensable en génie.

Pour vous familiariser sur le sujet et connaître précisément l’encadrement de cette discipline, Benoît Giroux anime un déjeuner-conférence sur les principes de bases en gestion des risques technologiques.

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